Mussolini et l'Italie fasciste

Mussolini et l'Italie fasciste
La politique de Mussolini dénote une « volonté de fascisation des esprits, de transformation globale de la société et de création d'un homme nouveau. » (P. Milza, S. Berstein). Il fonde tout d'abord les faisceaux de combat en 1919. Il s'agit donc d'une politique totalitaire.
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# Enviado el martes 07 de noviembre de 2006 19:36

Mussolini et l'Italie fasciste

Mussolini et l'Italie fasciste
Dès 1920, les squadritis sont financés par les grands industriels italiens. De plus, le Vatican favorise le ralliement des chrétiens au mouvement fasciste Italien. Son instrument essentiel est le Parti National Fasciste (PNF) fondé en 1921, devenu parti unique. Son instance suprême, le Grand conseil du fascisme, s'est substitué à la direction de l'État, le Parlement devenant une simple chambre d'enregistrement et le gouvernement un exécutant des décisions prises par le Grand conseil et Mussolini.
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# Enviado el martes 07 de noviembre de 2006 19:38

Modificado el miércoles 08 de noviembre de 2006 11:36

Mussolini et l'Italie fasciste

Mussolini et l'Italie fasciste
Dans le même temps, la société toute entière est fascisée : les programmes scolaires sont révisés, les loisirs sont encadrés (les vacances et les voyages des ouvriers sont pris en charge par des organisations parallèles du parti fasciste), la jeunesse est enrégimentée dans l'ONB (Opera Nazionale Balilla) : fils de la louve dès 4 ans, Balilla à 8 ans, avanguardisti à 14 ans. On y apprend la vie en collectivité mais aussi le maniement des armes et la discipline militaire, à côté de cours théoriques sur le fascisme. Afin de pouvoir s'appuyer sur les masses catholiques et, surtout, la hiérarchie ecclésiastique du pays, Benito Mussolini signe les accords du Latran en 1929, mettant fin à la question romaine, accordant au pape un État, le Vatican, et un statut de chef d'État.
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# Enviado el martes 07 de noviembre de 2006 19:39

Mussolini et l'Italie fasciste

Mussolini et l'Italie fasciste
Une politique étrangère d'abord hésitante puis belliqueuse
Dans les années 1920, Mussolini joue un jeu d'alliances assez classiques avec le Royaume-Uni Austen Chamberlain). il cherche à accroître l'influence de son pays dans les Balkans et en Europe danubienne : il revendique et finit par obtenir le rattachement de Fiume à l'Italie, au détriment de la jeune Yougoslavie (traité de Rome, 1924) ; il fait de l'Albanie un protectorat de fait (traité « d'amitié et de sécurité » signé à Tirana en 1926) ; il noue des liens avec l'Autriche, la Hongrie, la Roumanie.

Mais un autre de ses objectifs est de faire admettre l'Italie dans le cercle des grandes puissances coloniales : implantation en Libye qu'il « pacifie » après une répression violente et des déplacements de population, rapprochement avec l'Éthiopie à partir des possessions de Somalie et d'Érythrée et dont il essaie de faire un protectorat. Devant les résistances du roi d'Éthiopie (le Négus, Haïlé Sélassié) et suite à un incident de frontière, il attaque l'Éthiopie en 1935 (voir Guerre d'Éthiopie). Mais la victoire est longue à se dessiner malgré l'écrasante supériorité militaire des Italiens. Le 3 mai 1936, les troupes italiennes entrent cependant à Addis-Abeba, effaçant ainsi la défaite d'Adoua. C'est alors l'apogée du fascisme italien. Ailleurs en Europe, d'autres partis fascisants voient le jour, notamment le Parti populaire français de Jacques Doriot en 1936.
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# Enviado el martes 07 de noviembre de 2006 19:51

Mussolini et l'Italie fasciste

Mussolini et l'Italie fasciste
Une des conséquences de la guerre d'Éthiopie est d'éloigner les grandes démocraties occidentales de l'Italie et de forcer Mussolini à se rapprocher de l'Allemagne nazie. En effet, Mussolini, d'abord plus que méfiant vis à vis d'Hitler, se heurte à l'opposition de la France et du Royaume-Uni. Il change sa diplomatie européenne, abandonne ses vues sur l'Europe danubienne qui devient une « chasse gardée » d'Hitler, l'Italie se voulant héritière de l'Empire romain et donc orientant sa politique vers le bassin méditerranéen. L'« Axe Rome-Berlin » se dessine en 1936. C'est ainsi que Mussolini laisse Hitler annexer l'Autriche (Anschluss, mars 1938) qui fait pourtant de l'Allemagne un voisin inquiétant pour l'Italie. De même, il soutiendra Hitler lors de la conférence de Munich où il feint d'être neutre : Hitler peut ainsi s'emparer de la Tchécoslovaquie.

Afin de ne pas être en reste dans une sorte de belliqueuse compétition avec le IIIe Reich, Mussolini annexe l'Albanie (avril 1939). Mais il renâcle à s'engager plus avant aux côtés de l'État nazi : son pays n'est pas prêt à la guerre qu'Hitler a déjà programmée. Aussi n'entre-t-il dans le second conflit mondial que le 10 juin 1940, alors que la bataille contre la France est déjà gagnée par l'Allemagne.

Son engagement dans la guerre est un fiasco : il envahit la Grèce en 1940 depuis l'Albanie mais son armée est repoussée par les Grecs : Mussolini doit demander de l'aide à l'Allemagne. De même, en Libye, son armée est défaite par les Britanniques, précipitant l'Allemagne dans une guerre africaine où elle laissera beaucoup de forces. Peu à peu, l'Italie devient vassale de l'Allemagne nazie.
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# Enviado el martes 07 de noviembre de 2006 19:54